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Audit SEO : les 10 points à vérifier vous-même sur votre site

Par Sofiane Hamiti, fondateur de Pozey · · 8 min de lecture

Un audit SEO consiste à passer votre site en revue pour repérer ce qui l’empêche d’apparaître dans Google. Vous pouvez en faire l’essentiel vous-même, gratuitement, avec quatre outils : la Search Console, PageSpeed Insights, la recherche « site: » et votre téléphone. Voici les 10 points à vérifier, avec pour chacun la méthode, ce qui est normal et ce qu’il faut corriger.

Avant de commencer : les quatre outils gratuits

Un audit n’a pas besoin d’un logiciel payant pour démarrer. Les outils de Google suffisent à repérer la plupart des problèmes d’un site de TPE. Si vous découvrez le sujet, lisez d’abord notre explication de ce qu’est le référencement naturel : vous comprendrez mieux ce que chaque vérification mesure.

  • Google Search Console : l’outil gratuit de Google qui montre les pages indexées, les recherches sur lesquelles vous apparaissez et les erreurs détectées. Il faut prouver que le site vous appartient, ce qui se fait en quelques minutes.
  • PageSpeed Insights : il mesure la vitesse d’une page, sur mobile et sur ordinateur, et liste les causes de lenteur.
  • La recherche « site: » : tapez site:votredomaine.fr dans Google pour voir les pages qu’il connaît.
  • Votre téléphone : une grande partie des visiteurs arrive sur mobile, et Google évalue d’abord la version mobile des sites.

1. Vos pages sont-elles indexées ?

Comment vérifier : faites une recherche site:votredomaine.fr, puis ouvrez dans la Search Console le rapport « Pages », qui sépare les pages indexées de celles qui ne le sont pas, avec la raison.

Ce qui est normal : toutes vos pages importantes (accueil, services, contact) sont indexées. Quelques pages exclues, comme les mentions légales ou des adresses en double, ne posent pas de problème.

Quoi faire : si une page importante manque, utilisez l’outil « Inspection de l’URL » pour connaître la cause. Vérifiez qu’elle ne porte pas de consigne « noindex », qu’elle n’est pas bloquée par le fichier robots.txt et qu’elle figure dans le plan du site (sitemap) déclaré à Google. Une fois corrigée, demandez son indexation depuis le même outil.

2. Chaque page a-t-elle un titre et une description uniques ?

Comment vérifier : dans les résultats de la recherche site:, lisez la ligne en bleu (la balise title) et le texte en dessous (souvent la meta description) de chaque page.

Ce qui est normal : chaque page a un titre différent qui nomme son sujet, et la ville si votre activité est locale, par exemple « Isolation des combles à Metz | Nom de l’entreprise ». Google coupe les titres trop longs ; une soixantaine de caractères reste un bon repère. La description résume la page en une ou deux phrases et donne envie de cliquer.

Quoi faire : réécrivez les titres identiques ou vagues (« Accueil », « Services »). Google peut réécrire une description qu’il juge peu adaptée, mais une description soignée reste votre meilleure chance de choisir le texte affiché.

3. Chaque service a-t-il sa propre page ?

Comment vérifier : listez les prestations que vous vendez, puis cherchez sur votre site la page consacrée à chacune.

Ce qui est normal : une page par service important, avec un sujet principal. Google classe des pages, pas des sites : une page qui traite de tout se classe mal sur chaque recherche précise.

Quoi faire : créez une page pour chaque service qui compte dans votre chiffre d’affaires, construite autour de l’expression que vos clients tapent. Pour trouver ces expressions, suivez notre guide sur les mots-clés SEO.

4. Le site est-il rapide et lisible sur mobile ?

Comment vérifier : collez l’adresse de vos pages principales dans PageSpeed Insights et regardez l’onglet mobile. Puis ouvrez le site sur votre propre téléphone, en 4G plutôt qu’en Wi-Fi.

Ce qui est normal : Google publie des seuils pour ses Core Web Vitals, les indicateurs d’expérience sur la page. Le contenu principal doit s’afficher en 2,5 secondes au plus, la page doit réagir à un toucher en 200 millisecondes au plus, et la mise en page ne doit presque pas bouger pendant le chargement. Sur le téléphone, le texte se lit sans zoomer et les boutons se touchent sans erreur.

Quoi faire : les causes les plus fréquentes sont des images trop lourdes, trop de scripts (chat, outils de suivi, extensions) et un hébergement lent. Compressez les images, retirez les extensions inutiles et vérifiez le menu, le bouton d’appel et les formulaires sur mobile.

5. Les titres de la page sont-ils bien structurés ?

Comment vérifier : les titres d’une page sont hiérarchisés, du H1 (le titre principal) aux H2 et H3 (les intertitres). Faites un clic droit, « Afficher le code source », puis cherchez « <h1 » ; une extension gratuite de navigateur peut aussi afficher la structure.

Ce qui est normal : un seul H1 par page, qui annonce clairement le sujet, puis des H2 qui découpent le contenu comme un sommaire. Les intertitres sont des phrases utiles, pas des mots isolés comme « Bienvenue ».

Quoi faire : corrigez les pages sans H1, ou avec plusieurs H1 posés pour une question de mise en forme. La taille du texte se règle par le style, pas par le niveau de titre.

6. Le contenu répond-il aux questions de vos clients ?

Comment vérifier : notez les cinq questions que l’on vous pose le plus souvent au téléphone, puis cherchez la réponse sur vos pages. Dans la Search Console, le rapport « Performances » montre aussi les recherches qui vous affichent déjà.

Ce qui est normal : chaque page de service dit ce que vous faites, pour qui, dans quelle zone, en combien de temps, et donne un prix ou une fourchette quand c’est possible. La réponse principale arrive dès les premières lignes.

Quoi faire : ajoutez les réponses manquantes, et une courte foire aux questions en bas de page. Ce format aide aussi les IA comme ChatGPT, qui citent volontiers des réponses claires et directes.

7. Vos pages sont-elles reliées entre elles ?

Comment vérifier : depuis la page d’accueil, comptez les clics nécessaires pour atteindre chaque service. Dans la Search Console, le rapport « Liens » indique les pages qui reçoivent le plus de liens internes.

Ce qui est normal : vos pages importantes sont accessibles en deux ou trois clics et reçoivent des liens depuis l’accueil, le menu et les pages voisines. Le texte des liens décrit la destination, par exemple « rénovation de salle de bains », plutôt que « cliquez ici ».

Quoi faire : ajoutez des liens dans le texte entre pages proches, par exemple d’un article de conseil vers le service correspondant. Une page qui ne reçoit aucun lien est difficile à trouver, pour Google comme pour vos visiteurs.

8. Reste-t-il des erreurs 404 ou des redirections cassées ?

Comment vérifier : dans le rapport « Pages » de la Search Console, regardez la ligne « Introuvable (404) ». Testez aussi quelques anciennes adresses de votre site, surtout après une refonte.

Ce qui est normal : quelques erreurs 404 sur des adresses qui n’ont jamais eu de valeur ne pénalisent pas le site. En revanche, une page qui a changé d’adresse doit renvoyer vers la nouvelle par une redirection permanente, dite 301.

Quoi faire : redirigez chaque ancienne adresse vers la page équivalente, et non toutes vers l’accueil. Lors de la refonte du site WordPress du Gala HandOff, les anciennes adresses ont été redirigées une par une vers la bonne section du nouveau site. Évitez aussi les chaînes de redirections, où une adresse renvoie vers une autre qui renvoie encore ailleurs.

9. Vos données structurées sont-elles en place ?

Comment vérifier : les données structurées sont un code invisible pour le visiteur qui décrit à Google votre entreprise, vos pages ou vos questions. Testez une page avec l’outil gratuit « Test des résultats enrichis » de Google, ou avec le validateur de Schema.org.

Ce qui est normal : la page d’accueil ou la page de contact décrit l’entreprise (nom, adresse, téléphone, horaires), avec les mêmes informations que sur le site et la fiche Google. L’outil ne signale aucune erreur bloquante.

Quoi faire : si rien n’est détecté, ajoutez au minimum la description de l’entreprise. Selon votre outil de création de site, une extension ou quelques lignes de code suffisent. Corrigez toute information qui diffère de votre fiche Google.

10. Votre fiche Google est-elle complète et cohérente ?

Comment vérifier : cherchez le nom de votre entreprise dans Google et dans Google Maps, puis comparez la fiche affichée avec votre site.

Ce qui est normal : la fiche est validée, la catégorie principale correspond à votre métier, les horaires sont exacts, le lien mène vers votre site et le nom, l’adresse et le téléphone sont identiques partout. Les avis récents ont reçu une réponse.

Quoi faire : complétez les rubriques vides (services, description, photos), corrigez les incohérences et demandez un avis après chaque prestation réussie. Pour une TPE locale, la fiche pèse souvent autant que le site sur les recherches de proximité.

Le récapitulatif de l’audit, en un coup d’œil

Pour refaire votre audit SEO dans quelques mois, gardez cette liste à portée de main :

  • Pages importantes indexées, sitemap déclaré
  • Un titre et une description uniques par page
  • Une page par service important
  • Bons résultats dans PageSpeed Insights sur mobile, site agréable sur téléphone
  • Un seul H1 par page, des intertitres utiles
  • Les questions des clients ont leur réponse
  • Pages importantes à deux ou trois clics de l’accueil
  • Pas de 404 sur des pages utiles, redirections 301 en place
  • Données structurées de l’entreprise sans erreur
  • Fiche Google complète, cohérente avec le site

Quand l’audit devient trop complexe

Ces dix points couvrent la base. L’audit se complique quand la Search Console signale de nombreuses pages exclues sans cause évidente, quand le site vient d’être refait et que les visites ont baissé, quand la lenteur vient de l’hébergement ou du thème, ou quand vos concurrents occupent toutes les premières places.

Dans ces cas, le diagnostic demande de croiser les données, de lire le code et d’analyser le marché. C’est exactement ce que fait l’audit gratuit Pozey : nous passons en revue votre site, votre fiche Google et vos concurrents, puis nous vous présentons les constats et les priorités en 30 minutes. Si vous ne donnez pas suite, vous gardez l’audit.

Les corrections elles-mêmes s’inscrivent ensuite dans un travail suivi de référencement naturel, où chaque action est mesurée dans la Search Console.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un audit SEO ?

Un audit SEO est un état des lieux de votre site du point de vue de Google. Il vérifie que les pages sont trouvées et indexées, qu’elles sont rapides, bien structurées et utiles, et que le site inspire confiance. Il se termine par une liste de corrections classées par priorité.

Un audit SEO gratuit est-il fiable ?

Les outils gratuits de Google, comme la Search Console et PageSpeed Insights, donnent des données fiables, car elles viennent de Google lui-même. Les scores automatiques d’autres outils sont utiles, mais ils ne disent pas quelles corrections comptent le plus pour votre activité. C’est l’interprétation qui fait la valeur d’un audit.

Qu’est-ce qu’un audit technique SEO ?

L’audit technique se concentre sur ce qui permet à Google d’explorer et d’indexer le site : vitesse, affichage sur mobile, erreurs 404, redirections, sitemap, fichier robots.txt, données structurées. Il laisse de côté le contenu et les liens, qui font l’objet d’autres vérifications. C’est souvent la première étape, car un blocage technique annule le reste.

À quelle fréquence faire un audit SEO ?

Un audit complet une fois par an suffit pour la plupart des sites de TPE. Faites-en un aussi avant et après chaque refonte, car c’est le moment où l’on perd le plus souvent des positions. Entre deux audits, un coup d’œil mensuel à la Search Console permet de repérer les erreurs nouvelles.

Faut-il des compétences techniques pour faire son audit SEO ?

Non pour les vérifications de cette liste, qui demandent surtout de la méthode et une heure ou deux. Les corrections, en revanche, peuvent nécessiter d’intervenir dans le code, l’hébergement ou les réglages du site. Dans ce cas, faites-vous aider par la personne qui gère votre site ou par un professionnel.